Le bois lamellé-collé (BLC) est un produit bois d'ingénierie obtenu par collage de plusieurs lamelles de bois massif dont le fil est essentiellement parallèle. Selon notre article consacré à sa définition et à sa fabrication, ce procédé permet de réaliser des éléments de grande dimension ou de formes particulières impossibles à obtenir avec du bois massif, tout en améliorant la résistance mécanique grâce au triage et à la purge des défauts dans les lamelles. Le BLC constitue ainsi un matériau structurel destiné à la charpente, à la menuiserie et aux ouvrages porteurs nécessitant de grandes portées.

Fabrication

D'après ce même article, la fabrication du BLC débute par le séchage et le tri des lamelles, effectué visuellement ou par ultrasons, suivi de leur collage en plusieurs couches orientées dans le sens du fil. Cette étape de sélection vise à éliminer les singularités du bois (nœuds, fentes) susceptibles de fragiliser l'élément fini, ce qui explique les performances mécaniques supérieures du BLC par rapport au bois massif de même section.

Vérifications mécaniques en conception

Le dimensionnement des éléments en BLC implique des vérifications spécifiques, notamment au niveau des appuis. Selon notre article sur la vérification de la compression oblique, le coefficient kc,90 permet de majorer la résistance transversale du bois lorsque l'appui est court ou que la charge est concentrée ; ce coefficient varie entre 1 et 4 selon la longueur de l'appui et la distance à l'extrémité de la pièce. Ce même article illustre ce calcul à travers un cas pratique : un poteau-arbalétrier en bois lamellé-collé de classe GL28h, de section 150 × 450 mm, reposant sur un poteau en bois massif de 200 × 200 mm, avec une pente de 19,3°, une charge totale transmise de 43 500 N et une longueur d'appui de 136 mm, en classe de service 2.

Domaines d'application

Au-delà des structures porteuses, le BLC se retrouve également dans des composants de menuiserie extérieure. Selon notre article consacré aux fenêtres de toit Velux, le modèle GGL est proposé avec un cadre en bois lamellé-collé traité, affichant un coefficient Uw de 1,0 W/m²K en version standard, pouvant descendre à 0,8 W/m²K avec un vitrage anti-effraction triple couche.

Contexte réglementaire et marché

Selon notre article sur le marché français de la construction bois, l'interaction entre la RE2020 et le dispositif MaPrimeRénov' Bois oriente les investissements vers des systèmes constructifs intégrant du bois lamellé-collé (BSH) ainsi que du bois lamellé-croisé (CLT), ce dernier étant un produit distinct à plis croisés. Cette orientation vise à atteindre des objectifs d'empreinte carbone, avec un indicateur Ic construction inférieur à 640 kg CO₂/m² en maison individuelle et à 740 kg CO₂/m² en logement collectif, d'après le même article.

Dans notre rédaction

Le sujet du bois lamellé-collé est traité de façon approfondie dans notre article Bois lamellé-collé : définition, fabrication et domaines d'application en menuiserie. Les aspects de dimensionnement structurel sont développés dans Vérification de la compression oblique : comment calculer l'écrasement localisé selon l'Eurocode 5. Le positionnement du matériau dans le marché de la construction bois est abordé dans Marché français de la construction bois 2026 : acteurs, réglementation et perspectives, tandis que son usage en menuiserie extérieure est illustré dans Velux : Fenêtre de toit et trappes de désenfumage — positionnement système.