Les singularités du bois sont des caractéristiques naturelles issues de la croissance de l'arbre : nœuds, déviations de fil, variations de densité, colorations ou fentes.
Une singularité désigne toute marque laissée par les conditions de croissance de l'arbre. Les nœuds correspondent à la trace d'anciennes branches : lorsque le tronc poursuit sa croissance autour d'une branche, il en intègre la base dans son tissu ligneux. Cette insertion provoque une légère déviation des fibres du bois et crée un motif visible sur le débit scié. Selon l'essence, la localisation dans le tronc et le stade de développement de la branche, la forme, la couleur et le diamètre du nœud varient considérablement.
Tous les nœuds ne se valent pas. On distingue principalement deux types : les nœuds sains, issus de branches encore vivantes lors de l'abattage, et les nœuds morts, provenant de branches sèches ou mortes avant l'abattage. Les nœuds morts adhèrent faiblement à la masse du bois et peuvent se détacher au cours du séchage ou de la coupe.
Au-delà des nœuds, deux autres singularités jouent un rôle : le fil oblique, une inclinaison des fibres par rapport à l'axe longitudinal de la pièce, et les fentes, fissures de retrait ou de séchage.
La norme NF EN 1611-1 établit un système de classes d'aspect du bois, fondé sur la nature, la taille et la fréquence des singularités.
Pour l'acheteur de bois de charpente ou de menuiserie, la compréhension des singularités évite les litiges sur la conformité. Côté bureau d'études, l'intégration des singularités dans le calcul de résistance passe par l'application des normes de classement.







