Dans les assemblages bois, la disposition géométrique de chaque fixation obéit à des règles qui visent à garantir la résistance mécanique et à prévenir l'éclatement du bois. L'entraxe – la distance entre deux vis consécutives – en est un élément clé.

L'entraxe désigne la distance centre à centre entre deux vis consécutives dans un même alignement. Cette distance varie en fonction du diamètre de la tige, de l'angle d'insertion et de la direction du fil du bois (parallèle ou perpendiculaire).

Lorsqu'une vis autotaraudeuse s'enfonce dans le bois, elle crée une zone de déformation locale autour de la tige. Cette zone, appelée zone d'enfoncement, concentre les contraintes de compression et de cisaillement. La recherche universitaire sur l'interaction organe-bois – notamment les travaux de thèses comme celle de Lemaitre (Université de Lorraine, 2020) – a permis de modéliser le comportement phénoménologique de cette zone et de paramétrer les équations de rigidité et de capacité résistante.

Ces modèles montrent que la raideur de l'assemblage dépend fortement de la qualité du contact entre la tige et le bois, de l'orientation des fibres et de la densité locale du matériau. Une vis trop proche d'une autre perd une partie de sa capacité portante, car les zones de contrainte se superposent et provoquent une rupture prématurée.