L'ossature bois à plateforme est aujourd'hui une méthode de construction courante pour les édifices en bois. Ce système repose sur des montants verticaux assemblés avec des lisses hautes et basses, et fixés sur une plateforme qui sert de support horizontal. À chaque niveau, une nouvelle plateforme est construite avant d'ériger l'étage suivant — d'où son nom.
L'avantage principal pour les artisans et les petites entreprises : cette technique facilite le montage par panneaux préfabriqués. Elle permet une découpe rapide, un assemblage modulaire et une grande liberté dans la géométrie du bâtiment. Il n'est pas rare de trouver des structures en bois comptant bien plus que quatre pans de murs grâce à cette souplesse de coupe du bois.
Dans une ossature bois à plateforme, on retrouve les éléments suivants : la lisse basse fixée sur les fondations, les montants poteaux de faible section, la lisse haute qui relie les montants en partie supérieure, les poutres de rive et solives qui supportent le plancher de chaque niveau, et le contreventement assurant la stabilité latérale de l'ouvrage. Ce principe d'étage par étage réduit les risques de basculement en phase de montage : chaque plateforme forme un plan de travail stable et sécurisé pour l'équipe.
L'ossature bois ballon (ou « balloon frame ») diffère par un point essentiel : les montants verticaux traversent plusieurs étages d'un seul tenant, sans interruption par une plateforme intermédiaire. Les solives de plancher viennent se fixer latéralement sur ces montants continus. Ce système présente des avantages pour les bâtiments étroits et hauts : moins de joints horizontaux, meilleure continuité structurelle verticale. En revanche, il exige des bois longs et complique la mise en œuvre sur chantier, car il n'y a pas de plateforme de travail horizontale à chaque niveau. Le risque de propagation du feu par les vides verticaux continus est également plus élevé, sauf si des coupe-feu sont installés.
Pour la majorité des cas, les bois résineux comme le douglas ou l'épicéa sont privilégiés pour les montants et lisses. Le taux d'humidité du bois est déterminant pour éviter les désordres : un taux d'humidité inférieur à 14 % est recommandé pour la technique dite « mur fermé ». Les panneaux de contreventement doivent répondre à la classe de service 2 en milieu humide. Le respect de ces seuils garantit la stabilité dimensionnelle des éléments assemblés et limite le retrait différentiel.
En France, une construction en ossature bois doit respecter les dispositions du DTU 31.2, relatif à la construction de bâtiments et maisons à ossature bois. Ce document technique unifié précise notamment les exigences d'étanchéité à l'eau et la règle de perméance des matériaux de paroi : la vapeur d'eau doit pouvoir migrer vers l'extérieur sans risque de condensation interne. Ces prescriptions s'appliquent aussi bien aux projets neufs qu'aux extensions et surélévations.

